dimanche 15 mai 2011

11. Manier avec précaution


PIT! PARTNER IN TUINARCHITECTUUR
Jeroen Jacobs, architecte-paysagiste et 
Maarten Jacobs, designer
Pays-Bas

Métaphore des menaces pesant sur la nature, ce jardin fragile est une invitation à manier les plantes avec précaution. Nous ignorons ce que nous apportera l'avenir et ce qu'y sera notre vie.
Y aura-t-il toujours de la place pour la nature, la forêt?
Y aura-t-il un petit jardin pour chaque maison que nous construirons?
Si nous devons croire ce que les médias veulent nous faire croire, tout irait de mieux en mieux, plus rapidement, plus facilement. Mais est-ce bien là la réalité?
C'est en fait un tout autre avenir qui nous attend. Nos ressources s'épuisent, des catastrophes naturelles semblent se manifester plus fréquement.
Le prix que nous payons pour notre comportement devient de plus en plus élevé. Nous ne pouvons plus ignorer ces signes d'avertissement.
Nous devons mieux respecter notre environnement et notre planète. Nous devons en prendre soin comme de nous mêmes. Telle est l'idée principale qui s'attache à ce jardin. Et si dans le futur nous voulons également jouir d'une biodiversité heureuse, nous à chacun de "manier avec précaution".





"radio" de plante

samedi 14 mai 2011

12. Le jardin des plantes disparues

Denis VALETTE, architecte et Olivier Barthélémy, sculpteur FRANCE
Jardin d'alerte,"Le jardin des plantes disparues" résonne comme un appel.
Les jardins botaniques sont des témoins privilégiés de la biodiversité, associant harmonieusement une multitude de végétaux avec leurs noms scientifiques. Foisonnement de plantes, foisonnement d'étiquette. Mais combien d'étiquettes n'ont-elles plus en regard, la plantes qu'elles indiquent?
Ce jardin énonce, à travers l'évocation systématique des espèces disparues, la dissociation violente qui s'est établie entre l'homme et la nature. Sur le pourtour du jardin, les carrés d'étiquettes évoquant les espèces disparues sont recouverts par d'épais massifs d'arbustes, qui semblent vouloir recoloniser la surface ordonnée du sol.
Le visiteur se retrouve finalement dans un ordonnancement de plantes de plus en plus  archaïque, dévoilant à l'arrière des buissons de petits foyers de végétation abondante, fleurie et odorante, comme une invitation à réintégrer le coeur de la nature.


vendredi 13 mai 2011

13. La nature des choses


Soline Portmann, Aurélie Zita et Mioko Tanaka, scénographes
France

Quand la nature reprend ses droits…
Le prototypes d'une maison contemporaine se détache sur une pelouse verte très entretenue. Ce premier espace entièrement sous contrôle est le reflet d'une nature domestiquée et jardinée qui a aujourd'hui remplacée la nature sauvage et spontanée.
Attiré, le visiteur suit le chemin tracé vers la maison, franchi le seuil et entre alors dans un habitat où la nature reprend peu à peu ses droits. Véritable passage de l'artifice à la nature, du statique au dynamique, le visiteur prend conscience du bien-fondé d'un habitat naturel "biodiversifié".
À l’intérieur, le maître mot est "équilibre". La nature coexiste avec l'être humain et le végétal se développe en dialogue avec le mobilier intérieur. Une richesse des échanges se crée entre ces deux territoires, entre notre habitat intime et celui de la nature. Pour exemple, une mare se forme sous la baignoire, un potager reprend ses droits dans la cuisine, une prairie sauvage se développe sur le sol. Ce dialogue entre le végétal et l'homme crée peu à peu un habitat végétalisé: un jardin d'avenir et de biodiversité, où l'homme et la nature vivent ensemble, sans contrôle de l'un sur l'autre.